Amour

Amour

Petite définition de l’amour à l’attention de ceux ou celles qui se posent trop de questions.

(Tout ceci n’engage que son auteur et ne représente en rien une vérité unique et profonde. Mais c’est une définition qui lui plait…)

Étape une, les débuts.

Il s’insinue dans la pensée, assez rapidement finalement quand on y réfléchit. On commence à vouloir faire participer l’autre à ses envies, et petit à petit on n’envisage plus de réaliser les choses seul. On souhaite qu’il se mélange à notre quotidien. La solitude tant appréciée pour ses airs de liberté, ne se montre plus sous son meilleur jour et devient sans relief. On veut partager.

Étape deux, la construction.

Très vite prendre des décisions se transforme en un jeu à deux. On accepte de ne plus valider seul et surtout on aime le faire à deux. La réflexion mène plus loin, tout parait plus intéressant et parfois le poids des erreurs semble moins lourd à porter.

Étape trois, la réalisation.

Il influence toutes nos idées, pèse dans la balance sur nos pensées au point de s’oublier, on ne s’invente plus « je », mais « nous ». « Peut être qu’autrefois telle ou telle chose aurait été bonne pour moi, mais pour nous ce n’est plus le cas, elle ne nous plait pas. » C’est à ce moment-là que tout devient plus clair, la vie et notre existence (enfin… ça c’est relatif !). Ce partage devient un aboutissement. Alors on le pratique à outrance cet amour, tout s’en trouve commun, la pensée, les buts à atteindre et les décisions pour y arriver.

La dernière étape, la fin ou presque.

Chacun y met un terme comme et lorsqu’il le souhaite. Comme on n’achète pas ni ne contraint l’amour, celui-ci peut disparaitre comme il est venu, parce qu’il a dérapé sur une peau de banane, ou parce qu’un besoin de liberté renait et se fait sentir après avoir tant partagé. Chez certains il devient détestable, chez d’autres devient sincérité et amitié, chez d’autres encore respect et connivence. Mais personne n’en ressort indifférent. La place qu’il a occupé et laisse vacante ne sera jamais remplacée par un autre amour. Le nouvel amour s’il y a, devra en trouver une ailleurs et tout recommencer.

La toute dernière étape sans nom.

On n’est pas obligé d’y mettre une fin. Après s’être transformé et avoir tout donné au nom de l’amour, on peut le faire survivre avec tout simplement un meilleur équilibre, son équilibre. Le « je » devenu « nous », peut devenir « toi et moi » avec respect, sans renier tout ce qui a été construit. Je peux enfin réfléchir pour moi avec mes idées, mais je peux aussi continuer à trouver un juste milieu et retrouver l’autre en entrant encore dans son jeu, sorte de négociation silencieuse n’ayant pour seul but que son plaisir à lui. Mais je le ferai par concession pour cet autre en acceptant sa décision, plus mienne, mais sienne. Je le ferais probablement après quelques questions, mais je le ferai toujours… par amour.

5.0