Folie

le 26-01-24 20:48

Est-ce moi qui à force de coups sur la tête, finis par sombrer dans un dégout total et profond de… tout ou presque ? Ou est-ce que tout le monde est désabusé ?
J’en ai plus qu’assez d’être gentil envers et contre tout, plus que ras le bol de faire les choses biens et honnêtement alors que la majorité essaie de s’imposer par sa médiocrité et sa malhonnêteté. Cette adversité permanente me pèse au point que sortir et me mélanger aux autres devient une corvée.
Pourquoi ? Parce que j’en ai marre de me bagarrer. Comme dirait l’autre, j’ai passé l’âge.
Si je décris une journée lambda d’un homme (plus que…) moyen, ça commence en général par un petit déjeuner en scannant les infos. Ces nouvelles sont toujours mauvaises, toujours.
Je résume. La politique intérieure est une catastrophe (pas de débat, tout le monde est d’accord), mensonges servis sur un plateau d’avanies accompagné d’éternelles billevesées pas très fraiches.
Sur l’extérieur, on n’est pas mieux placé.
À l’étranger, guerre et folie permettent juste de se dire qu’en France, on n’est pas si mal. Maigre positif.
Viennent ensuite les grandes causes. La cause animale, mes congénères régressent, abandonnent maltraitent et tuent à tout va. La pauvreté ? On passe notre temps à user les mêmes plaintes, de plus en plus de pauvres et des riches de plus en plus riches. Quand est-ce qu’on va comprendre qu’un gâteau qui a 10 parts ne peut pas se transformer en gâteau à 100 parts sans en léser un autre ? La planète ? Oh le beau sujet, oh celui-là il me plait. Recyclez vos plastiques c’est obligatoire, ne roulez pas trop prenez le vélo c’est mieux, ne prenez pas l’avion, prenez le train c’est mieux, etc. Mais pendant que moi je m’en…quiquine toutes les semaines à embarquer des cargaisons de sacs et de boites qu’on m’impose (parce que je ne vois pas comment nourrir une famille avec des graines que je récupère dans un sachet papier), d’autres vont lancer des fusées et faire un petit tour dans l’espace, pour vider le trop plein de pognon à ne plus savoir quoi en faire et ruinent en un vol, la totalité de mes efforts sur les dix dernières années. Sans parler du fait que moi je recycle, mais que derrière ça ne suit pas et qu’au centre de tri, mes déchets sont emballés, revendus (probablement) et expédiés pour polluer ailleurs.
Et puis il y a cette cause qui m’énerve parce que ce n’en ait pas une, cette folie sans limite de certains hommes contre les femmes. Ce n’est pas une cause, c’est une guerre. Pourquoi appelle-t-on cela « la cause des femmes » alors qu’en fait on parle d’assassins, de brutes, de malades, de pervers et violeurs ? J’utiliserais plutôt le terme de survie oui ! Ses types se comportent comme des Sapiens croisant une autre tribu à dominer. On peut les analyser dans tous les sens, dire qu’ils sont frustrés, dire qu’ils ont un problème de relation, etc. Je vais le résumer : ce sont des arriérés. D’accord ils savent compter jusqu’à dix, mais ils ont un côté de leur cerveau qui a totalement régressé. La nature humaine ne les intéresse pas, ils veulent ils prennent.
Et ma liste est malheureusement longue, très longue.
Après cette brillante analyse lors de mon petit déjeuner et évidemment le débarbouillage matinal, la journée commence par un peu de trajets, premier contact avec les mal-réveillés des petites routes de campagne.
Là encore, difficile de ne pas être ébahi par autant de hargne. Ça colle, ça pousse, ça râle, ça insulte, ça risque l’accident à tout bout de champ (c’est le cas de le dire sur une route de campagne) pour grignoter quelques secondes. Comme dirait l’autre « tu as attendu neuf mois pour naitre, tu peux bien attendre quelques minutes encore avant de mourir ! »
Et puis après, il y a le boulot.
Le boulot… Ce truc qui m’a intéressé pendant quarante années et qui tout à coup et à juste titre, me déplace sur le côté pour laisser l’espace à des plus jeunes et plus forts que moi. Et plus cons aussi ! Ah si, sérieusement plus cons ! Leur manière d’être, leurs comportements, leurs prétentions… « On reconnait un con parce que ça ose tout ». Alors oui, me mettre sur la touche, je peux comprendre. Mais m’imposer de m’adapter et suivre leurs bêtises crasses en sachant que ça ne fera que détruire un passé robuste, c’est plus difficile à supporter. C’est ainsi qu’on arrive à toutes ces aberrations, ces sociétés organisées autour de méthodes jetables ou encore toutes ces « hotlines » kafkaïennes pour ne citer que ces exemples.
Mais il faut la fermer, ne rien dire, faire amende honorable, ne pas s’en mêler.
Toutes ces actualités abominables qui montrent à quel point notre civilisation dépérit, toutes ces causes perdues d’avance, toutes ces brutalités sans nom, tout ce travail qui ne sert plus à rien…
Et se pointe le soir, où au chaud dans son cocon comme la majeure partie des gens, on mure son esprit, où désabusé, on essaie de penser positif au milieu de ce flux de malhonnêteté. Des fous montrent à quel point même en étant abject on peut devenir quelqu’un à l’Ouest et manipuler les Hommes, à l’Est des dictateurs mythomanes prouvent aussi qu’on peut désinformer le reste du monde pour massacrer à tout va, Et même à notre tout petit niveau, un nouveau métier émerge, influenceurs menteurs.
Menteurs, malhonnêtes, méchants, mesquins, minables.
Mais comment vous faites, vous ? Moi je ne peux m’empêcher de ne voir que la folie de cette planète.
Je veux repartir sur la mienne. Mais n'est il pas déjà trop tard ? Est ce que les terriens ont déjà tracé leur plan pour la coloniser aussi ?

Image par Gerd Altmann de Pixabay