Inuuneq or not Inuuneq

le 16-09-22 21:50

Parfois, quand tu es auteur autoédité, il faut se résoudre à faire un maximum de choses tout seul.

D’abord pour être servi comme il faut (je ne vous la refais pas avec le vieil adage.) Et puis aussi par manque d’argent. Quand on en a, que les livres se vendent bien, pas de soucis, on investit. Il y a pléthore d’offre et chacun peut trouver les bons interlocuteurs.
Et puis il y a deux autres catégories qui très vite se résument à une seule.
Pour ceux qui ont des copains de toutes sortes, c’est plutôt cool. Ils y puisent des correcteurs, des relecteurs, des webmasters, des graphistes et j’en passe. Tout ce dont un auteur a besoin. Mais… ça ne dure qu’un temps, les connaissances se lassent de rendre des services, surtout quand ça se prolonge et qu’il faut remettre ça à chaque nouveau livre.
Ils se retrouvent finalement dans la 3e catégorie, celle du « dem… brouille-toi » ! Sauf que personne ne veut le « débrouille-toi » muni d’un chewing-gum et d’un bout de ficelle, non. Tout le monde veut celui avec de vraies ambitions…
Et là, ça se complique.

Alors on sait qu’on ne peut pas vraiment être son propre correcteur (je me lis comme j’écris, ou j’écris comme je me lis, prenez le sens que vous préférez.).
On sait aussi qu’on ne peut pas être relecteur (même cerveau, mêmes erreurs.)
Et puis faire une couverture, ça n’est pas si simple non plus. Bon an mal an, certaines et certains y arrivent très bien certes (mais d’autres beaucoup moins…).
Après vient la promo, faire son site web ou son blog, le maintenir, le dépanner. Pratiquer les réseaux sociaux sans arrêt pour être certain de ne pas disparaître et de faire progresser sa notoriété bien sûr. Allez sur des forums pour discuter, faire toutes les démarches (avant la pandémie) pour rencontrer lectrices et lecteurs, assister à des conférences, des ateliers, participer activement à des salons…

ET LA vient le plus difficile… Gérer son temps avec toutes ces taches, car bon nombre d’entre nous ont également un travail « nourricier ».

Voilà, tout ça pour dire… Pour dire quoi déjà ? Flute… Je ne sais plus.
Ah si, tout ça pour dire que la couverture de mon roman Inuuneq va être refaite. Elle me plaisait bien, et le titre aussi. Mais visiblement, c’est un peu trop « disruptif ».
Depuis trois ans, j’ai eu finalement trop de retours sur la couverture qui n’attire pas assez, et le titre trop (et là, j’utiliserais un terme gentil)… Intrigant ! Moi ça m’allait bien, mais il faut apparemment rentrer plus dans le moule.
OK, je cède.

Donc Inuuneq (une idée de la vie) à toutes les chances de devenir « Oublier sa vie » ou quelque chose comme ça.
Quant à la couverture, elle avait été réalisée par une illustratrice sur la base de mes grandes idées. Hum… Mes grandes idées.
Sur ce… Ben, je vais m’y mettre hein, je n’ai pas que ça à faire !